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PROTECT'eau

Des cultures intermédiaires pièges à nitrate pour protéger l’eau

Le temps des CIPAN, les cultures intermédiaires pièges à nitrate, est de retour. Et avec elles, la campagne de sensibilisation de PROTECT’eau. Des panneaux en bord de champ viennent d’être plantés pour attirer le regard sur ces cultures bénéfiques à l’environnement et à l’eau.

Ouvrez bien l’œil lorsque vous sillonnerez nos contrées en octobre et novembre. PROTECT’eau a semé une quarantaine de panneaux dans toute la Wallonie. À travers ce cadre, vous pourrez apercevoir une culture piège à nitrate mise en place par l’agriculteur sur ses terres. Vous aurez certainement remarqué ces champs très colorés de moutardes ou encore de petites fleurs mauves, la phacélie. Même si elles n’ont pas pu se développer de manière optimale à cause des conditions météorologiques de cette année, cela n’empêche pas ces plantes de remplir leurs fonctions. En plus d’embellir les paysages de nos campagnes, les CIPAN jouent un véritable rôle de protection de l’environnement et de l’eau. Particulièrement en cette période de l’année, où les pluies sont plus abondantes.

Le personnel de PROTECT'eau installe les panneaux CIPAN le long des champs.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une culture couteau-suisse

Comme leur nom l’indique, les cultures pièges à nitrate permettent de retenir le nitrate présent dans le sol entre deux cultures principales. Elles le puisent pour leur croissance, et le restituent au sol lors de leur destruction au printemps. Ainsi, le nitrate n’a pas l’occasion de filer tout droit vers les nappes phréatiques, emporté par les eaux s’infiltrant dans les sols. Leur contribution ne s’arrête pas là. Grâce à leurs racines, la structure du sol est conservée et même améliorée pendant l’hiver. Les CIPAN limitent aussi le phénomène d’érosion et contribuent à la lutte contre les plantes indésirables. Lors de leur destruction, elles génèrent de la matière organique pour les sols, et les rendent ainsi riches pour assurer le bon développement de la culture suivante. Leur rôle de protection de l’environnement concerne aussi la petite faune. Les diverses plantes peuvent lui fournir un refuge durant l’arrière-saison. Enfin, elles peuvent également être valorisées et rentabilisées en servant de fourrage pour le bétail.

 

La préservation de l’environnement

Que son implantation soit obligatoire pour la préservation des ressources en eau ou sur base volontaire pour bénéficier de ses atouts, les couvertures de sol hivernales sont des pratiques très courantes. PROTECT’eau est d’ailleurs présent, en tant qu’organisme de conseil, pour guider les agriculteurs dans la composition de leur mélange.

 

 

Certaines prises d’eau, utilisées pour alimenter les habitations en eau potable, font l’objet d’un Contrat captage. Le projet résulte d’une initiative de la SPGE (Société Publique de Gestion de l’Eau), avec le soutien du Service Public de Wallonie. Il s’agit d’un projet collaboratif où les différents acteurs de terrain se rassemblent autour de la réalisation d’un plan d’actions. Ce plan vise à préserver ou améliorer la qualité de l’eau d’un captage soumis à une pression de nitrate ou de produits de protection des plantes, nocifs pour la santé des consommateurs. Agriculteurs et scientifiques travaillent ensuite main dans la main pour trouver des solutions permettant de réduire la pression exercée sur le territoire. Une des actions mises en place par les agriculteurs, avec l’appui de PROTECT’eau, est d’utiliser les CIPAN à bon escient. Ces cultures permettent de limiter la contamination des eaux souterraines par le nitrate.

Il va sans rappeler que si les agriculteurs participent, à leur échelle, à la préservation de la qualité de l’eau, cela relève bien entendu de la responsabilité de tout un chacun.

Zoom sur le Contrat captage de Bovenistier à Waremme

Le Contrat captage de Bovenistier a été lancé en 2018. L’attention a été mise sur ce captage parce qu’il fait face à une pression de nitrate d’origine agricole. Pour préserver ou améliorer la qualité de l’eau, 67 agriculteurs concernés se sont engagés dans la démarche.

Par PROTECT'eau